Un outil d'apprentissage et d'évaluation très performant

Les formations aux situations médicales à hauts risques dans de tels centres permettent :

  • D’acquérir et réviser des connaissances et des compétences (savoir et savoir faire) : être capable de travailler en temps limité, connaître les gestes à effectuer, dans quel ordre et à quel moment ; savoir les effectuer correctement dans un temps imparti : c’est le travail sur mannequin inerte et sur console informatique.
  • D’apprendre à gérer les facteurs humains (savoir être) : savoir préparer et se préparer ; savoir anticiper ; savoir travailler en équipe (comportement des différents membres de l’équipe, coordination, communication) ; connaître ses limites (ne pas appeler à l’aide trop tard) ; savoir gérer son stress ; savoir dialoguer avec le patient ou la famille du patient (importance particulière en pédiatrie avec les parents des enfants). Ce sont ces facteurs qui sont souvent responsables des échecs de réanimation ; ils sont  au mieux analysés par la simulation « haute fidélité » qui permet en outre d’évaluer connaissances et compétences.
  • De recréer autant de fois que nécessaire des situations à haut risque qui dans la réalité sont rares mais souvent graves et stressantes et où la moindre erreur peut avoir des conséquences catastrophiques. Là, l’erreur ne représente aucun danger pour le patient.

Elle n’est pas dévalorisante. Sa détection, son analyse et sa correction sont au contraire des facteurs d’amélioration et de progression.
En ne reproduisant pas l’erreur au cours d’une situation réelle d’urgence, la prise en charge du patient est améliorée ainsi que son pronostic.

La simulation haute fidélité constitue un outil pédagogique performant pour l’apprentissage, reposant sur la mémoire gestuelle (« j’apprends en faisant ») bien meilleure que la mémoire visuelle (« j’apprends en lisant ») ou auditive (« j’apprends en écoutant »).
Elle permet une participation active et valorisante de l’apprenant  lui permettant, avec l’aide des formateurs, de bien distinguer ce qui est acquis de ce qui ne l’est pas. Les objectifs de travail sont ainsi ciblés spécifiquement vers les lacunes qui devront être comblées avant de proposer de nouveaux objectifs d’apprentissage.