Coordination Hospitalière de Prélèvement d'organes et de Tissus

Description

Pas d’accueil de patient

Infirmières joignables de 7 h 30 à 18 h au 03.80.29.36.20

Localisation

Bâtiment recherche RDC (à proximité des urgences adultes)

Entrée N° urgences

Horaires

Questions / Réponses :

Donner, pourquoi ?

Un nombre croissant de malades en attente de greffe :

  • La greffe d’organes est le remplacement d’un organe défaillant par un organe sain appelé greffon. Elle permet de prolonger la vie d’un patient ou d’améliorer la qualité de vie de personnes atteintes de maladies qui sont très handicapantes au quotidien.
  • Ce nombre augmente chaque année du fait de l’allongement de la durée de vie mais aussi du fait d’un manque de greffons ; des centaines de patients, en attente de greffe, décèdent tous les ans.

Le prélèvement d’organes n’est possible que dans des conditions très particulières ?

  • Dans la majorité des cas, le greffon provient d’une personne décédée en état de mort cérébrale .Cette situation est rare, représentant seulement 0,5 % des décès.
  • Dans d’autres cas, le greffon peut provenir d’un donneur vivant. Le prélèvement (rein, poumon, foie) n’est possible qu’au profit de certains membres de la  famille définit par la loi.

Qu’est-ce-que la mort encéphalique ?

C’est la destruction totale et irréversible du cerveau, pouvant survenir par exemple, dans les suites d’un traumatisme crânien grave ou d’une hémorragie cérébrale massive.

Il est possible de maintenir artificiellement l’activité cardiaque et la respiration pour préserver les organes et permettre le prélèvement, ce maintien ne peut durer que quelques heures.

Quels organes et tissus peut-on prélever ?

Pratiquement tout. Le cœur, les poumons, le foie, les reins mais également le pancréas, les intestins, la cornée, les valves cardiaques, la peau, les artères, les os…

Y a-t-il un âge pour être donneur ?

Il n’y a pas vraiment de limite d’âge, c’est l’état de santé de la personne décédée et la qualité de ses organes qui sont pris en compte. Si on prélève rarement un cœur après 65 ans, des organes comme le rein, le foie ou la cornée peuvent l’être sur des personnes bien plus âgées.

A qui et comment les organes prélevés sont-ils attribués ?

Les greffons sont attribués aux receveurs selon plusieurs critères :

  • Médicaux (groupe sanguin, âge, morphologie, compatibilité,..)
  • Ethique et de justice selon lesquels, notamment, tout un chacun à droit à l’attribution d’organe pour sa survie ou l’amélioration de ses conditions de vie.

Cette attribution est effectuée à l’aide de la liste nationale d’attente gérée par l’Agence de la Biomédecine.

Dans quelles conditions le corps est-il rendu à la famille ?

Le prélèvement est un acte chirurgical effectué au bloc opératoire avec toutes les précautions habituelles. Il n’entraine aucun frais pour la famille. Le corps du défunt est traité avec respect et attention avant d’être restitué à la famille pour qu’elle puisse organiser les obsèques selon ses souhaits ou celui du défunt.

Quelles différences y a-t-il entre le don d’organes et le don du corps à la science ?

Le don d’organes et de tissus est destiné à sauver des vies humaines.

Le don du corps à la science revient à léguer son corps à la faculté de médecine afin que les étudiants apprennent l’anatomie. Le corps n’est jamais rendu à la famille (pour plus de renseignements, contacter la faculté de médecine de Dijon au 03 80 39 33 72).

Peut-on être certain du sérieux des prélèvements ?

En France, totalement.

D’abord, car ces interventions ne peuvent être pratiquées que par des équipes très spécialisées, dans des établissements autorisés.

Ensuite, parce-que le coordinateur hospitalier présent tout au long du processus est garant du respect des règles de bonnes pratiques du prélèvement.

Enfin, toutes les précautions sont prises pour préserver la dignité humaine et éviter tout abus. La loi française interdit en effet toute vente des organes et tissus, et fait obligation du respect de l’anonymat entre donneur et receveur.

Comment exprimer son choix ?

En matière de don d’organes, la loi française prévoit que la volonté du défunt prime sur toutes les autres. Autrement dit, c’est la volonté du défunt que l’on recherche au travers de la famille et non l’accord de la famille, elle-même. Vous pouvez exprimer votre volonté sur le don d’organes par différents moyens :

1 - Si vous êtes pour :

Dites-le à vos proches pour qu’ils puissent en témoigner.

Vous pouvez également, si vous le souhaitez, porter sur vous une carte de donneur comme trace de votre décision, qui n’a cependant aucune valeur légale.

2 - Si vous êtes contre :

Dites-le à vos proches pour qu’ils puissent en témoigner.

Demandez votre inscription au Registre National de Refus géré par l’Agence de Biomédecine.

www.agence-biomedecine.fr

Ce registre est obligatoirement interrogé avant tout prélèvement. L’inscription est individuelle, possible dès l’âge de 13 ans et révocable à tout moment.

Que nous soyons pour ou contre le don de nos organes, notre choix doit être connu de nos proches pour les aider dans des circonstances difficiles. C’est souvent parce qu’ils ignorent la volonté du défunt que, dans le doute, les proches s’opposent à un don d’organes et de tissus.

Pour tout renseignement complémentaire, vous pouvez contacter la Coordination Hospitalière de Prélèvement du CHU au 03.80.29.36.20.

Quelle est la position des religions ?

Pour la plupart des religions, la vie est une valeur essentielle. Elles s’accordent pour soutenir tout ce qui peut la sauvegarder ou la soulager. Le prélèvement d’organes, qui a pour finalité de sauver ou de restaurer la vie, ne rencontre pas d’objection de principe.

Pathologies

  • Coordination des prélèvements multi-organes
  • Formation des professionnels de santé
  • Information du grand public

Personnel

Fonction: 
Chef de service - Praticien Hospitalier
Nom/Prénom: 
Docteur Sébastien PRIN
Fonction: 
Praticien Hospitalier
Nom/Prénom: 
Docteur Nadine DEFRANCE