Douleurs pelvipérinéales chroniques

Depuis plus de 6 mois, peut être depuis plusieurs années, vous souffrez de douleurs au niveau de la zone intime :

  • Chez les femmes : douleur de la vulve : sensations de brûlure et/ou d’échauffement, et/ou d’irritation, et/ou de "déchirement" lors des rapports (dyspareunie) rendant parfois les rapport impossible (vaginisme) et/ou de douleur(s) fulgurante(s)…ces douleurs sont déclenchées ou aggravées au contact (sous vêtement, tampon hygiénique)
  • Chez les femmes et les hommes : douleur du rectum, douleur du périnée et/ou de l’urètre et/ou des organes génitaux (testicule, clitoris) : sensations de brûlure, de tiraillement, de pincement, sensation de corps étranger, décharges électriques, picotements, fourmillements, engourdissements…elles sont ou non aggravées en position assise.

Vous avez peut être également des douleurs musculaires associées au niveau du dos, des
fesses, des cuisses, des jambes ("syndromes myofasciaux") et éventuellement des troubles urinaires et/ ou de l’exonération (défécation).

Ainsi, d’une simple gêne périnéale en position assise, vous avez pu passer à une douleur très intense, de moins en moins soulagée par la station debout ni même la station couchée. Elle prend une forme chronique et a un retentissement psychologique et social majeur.

Vous souffrez d’une pathologie périnéale douloureuse que l’on regroupe sous le terme de douleurs lombopelvipérinéales chroniques - site Internet http://www.rdcp.fr/  :

Ces douleurs chroniques (évoluant depuis plus de 6 mois) peuvent avoir des origines diverses, mais du fait de la longueur de leur évolution nécessitent une prise en charge globale du patient qui fait appel à des compétences complémentaires transversales. La mission du réseau de pelvipérinéologie est aussi de coordonner l'intervention des divers spécialistes concernés par cette prise en charge : rééducation, algologie (médecine du traitement de la douleur), radiologie (bloc anesthésique du nerf pudendal), thérapie cognitivo-comportementale, hypnose,…

Le patient doit être le premier acteur de sa prise en charge, notamment  en cas de douleur chronique. En effet, un des buts des programmes thérapeutiques proposés dans prise en charge de la douleur chronique est d’obtenir rapidement son autonomisation par le contrôle des facteurs et comportements de renforcement, la gestion des crises douloureuses et la gestion de ces traitements.

Le médecin du travail peut aussi être sollicité pour adapter le poste selon le type de douleur ou d’aider à la reprise du travail.

Les associations de patients sont aussi des partenaires de premier plan. site Internet http://www.rdcp.fr/

La Haute Autorité de Santé définit la douleur chronique comme un syndrome multidimensionnel exprimé par la personne qui en est atteinte. Il y a douleur chronique, quelles que soient sa topographie et son intensité, lorsque la douleur présente plusieurs des caractéristiques suivantes :

  • Persistance ou récurrence, qui dure au-delà de ce qui est habituel pour la cause initiale présumée, notamment si la douleur évolue depuis plus de 3 mois ; réponse insuffisante au traitement ;
  • Détérioration significative et progressive du fait de la douleur, des capacités fonctionnelles et relationnelles du patient dans ses activités de la vie journalière, au domicile comme à l’école ou au travail.

Lorsqu’elle devient chronique, la douleur perd sa ‘finalité’ de signal d’alarme et elle devient une maladie en tant que telle qu’elle que soit son origine (= douleur chronique).

La douleur chronique est fréquemment associée à des facteurs de renforcement qui participe à son entretien comme :

  • Des manifestations psychopathologiques ;
  • Une demande insistante par le patient de recours à des médicaments ou à des procédures médicales souvent invasives, alors qu‘il déclare leur inefficacité à soulager ;
  • Une difficulté du patient à s’adapter à la situation.

La douleur chronique doit être appréhendée selon un modèle bio-psycho-social, sa prise en charge reposant d’abord sur une démarche évaluative puis sur un traitement, souvent multi-modal, dont l’objectif est réadapatif.

Pour lire plus d’information, consulter le site de ma Société Française d’Etude et de Traitement de la Douleur

Venir en consultation

Pour aider le médecin dans son diagnostic lors de la consultation,  vous pouvez :

  • Remplir un schéma de la douleur sur lequel vous noterez toutes les zones douloureuses que vous ressentez.
  • Si vous avez des douleurs de la vessie, il est utile d'effectuer un calendrier des mictions qui consiste à relever, sur une période de trois jours consécutifs, les heures de chaque miction ainsi que les événements indésirables (fuites, impériosités, douleurs etc.).

Les consultations ont lieu sur rendez-vous :

Neurochirurgie - Hôpital F. MITTERRAND - Secrétariat : 03.80.29.37.52

Consultation anti douleur : jeudi matin Dr Mourad Agha

Soin ambulatoire de Rééducation – Hôpital d’enfants - Secrétariat : 03.80.29.38.00

Consultation de pelvipérinéologie : vendredi Dr Véronique Bonniaud

  • Evaluation et coordination de la prise en charge pluridisciplinaire des douleurs chroniques pelvipérinéales
  • Programme d'éducation thérapeutique des douleurs chroniques lombopelvifémorales et reconditionnement à l'effort avec Mylène Boulestein.

Dermatologie - Hôpital F. MITTERRAND - Secrétariat : 03.80.29.33.43

Consultation pathologies de la muqueuse : Dr Marie-Agnès Petit-Jacquin

  • Les démangeaisons au niveau de la vulve (petites et grandes lèvres, pubis) avec besoin impérieux de grattage et insomnie nocturne sont un motif fréquent de consultation. La démangaison et le grattage peut être au niveau de l'anus (Prurit anal).
  • Les causes peuvent être infectieuses, irritatives, allergiques,...
  • Des maladies de peau tel l'eczéma, le psoriasis,
  • Le lichen scléro-atrophique survient le plus souvent après la ménopause, et se manifeste par une vulvite atrophique avec rétrécissement de l'orifice de la vulve, atrophie des diverses formations vulvaires et infiltration scléreuse. La femme se plaint de démangeaisons, de brûlures urinaires et de douleurs. La vulve est de couleur blanchâtre.

Explorations digestives – endoscopie - Proctologie - Hôpital F. MITTERRAND - Secrétariat : 03.80.29.37.68

Consultation proctologique pour douleur anale : mercredi matin : Dr Gilles MAINCENT

Chirurgie gynécologique - Pôle gynéco-obstétrique et biologie de la reproduction - Secrétariat : 03.80.29.37.02

Consultation douleur pelvienne (endométriose,…)  : Dr Laurence Filipuzzi, Dr Aurélie Guyomard

Urologie - Hôpital F. MITTERRAND - Secrétariat : 03.80.29.37.61

Consultation douleur urologique : Dr Eric Mourey, Dr Céline Duperron

La prise en charge de la douleur chronique pelvipérinéale est pluridisciplinaire dans l’objectif d’une autonomisation et de la gestion de la douleur par le patient : thérapie manuelle ostéopathique, kinésithérapie, traitement de la douleur neuropathique, techniques de neurostimulation (TENS), traitements de l’hypersensibilisation par des techniques d’hypnose médicale, de thérapie cognitivo-comportementale,… Peut-on guérir des douleurs pelvipérinéales chroniques ?

Collaboration de kinésithérapeutes, médecins et psychologue libéraux :

  • Kinésithérapie et Rééducation pelvipérinéale :
    • Nathalie PENAUD-ROYER, Emilie FONTERAY - Talant
    • Thérèse BELIN et Nathalie SIEBERT - Chevigny-St-Sauveur
    • Anne LOURY-GAUCHER et Hélène GAVANOU - Dijon
    • Claire SEGUT - Dijon et Daix
  • Médecine manuelle : Dr Jacques Beuret-Naudin - Dijon
  • Hypnose médicale et acupuncture : Dr Claudine GAGNERET-CHAGUE - Dijon
  • Thérapie cognitivo-comportementale : Stéphanie MAURY - Dijon

Venir pour réaliser un bloc anesthésique

Radiologie et Imagerie médicale diagnostique et thérapeutique Hôpital F. MITTERRAND

Cette demande est faite par un des médecins du réseau de pelvipérinéologie au service de radiologie qui vous convoquera directement.

Qu’est-ce qu’un bloc anesthésique ?

Venir en programme de rééducation lombopelvifémorale et de reconditionnement à l’effort au CHU Dijon Bourgogne.

Cette demande est faite par le Dr Véronique Bonniaud du réseau de pelvipérinéologie au service de soin ambulatoire de rééducation qui vous convoquera directement.

Qu’est-ce que le programme d’Education Thérapeutique  "douleurs chroniques pelvipérinéales" de rééducation lombopelvifémorale et de reconditionnement à l’effort ?

Programme d'éducation thérapeutique

  • Un programme d'éducation thérapeutique des douleurs chroniques lombopelvifémorale est proposé dans le service de soin ambulatoire de rééducation du CHU Dijon Bourgogne, avec Mylène Boulestein, kinésithérapeute :
  • L'éducation thérapeutique (ETP) du patient ayant des douleurs chroniques lombaires, pelvi-fémorale et/ou périnéale est  une démarche éducative structurée, spécifiquement ciblée sur la compréhension, la réalisation, le suivi et lʼadaptation de lʼauto soin quʼest la gestion et l'autonomisation de la douleur chronique.
  • Ce programme d'ETP  a pour objectif d'accompagner le patient dans l'auto-prise en charge et sa gestion de ses douleurs lombaires, pelvi-fémorale et/ou périnéale afin de :
    • soulager les symptômes et ses conséquences familiales et socio-professionnelles en prenant conscience de son rôle propre dans la perception douloureuse, et de la diminution de cette perception de la douleur au cours d'une remise progressive à l'activité physique
    • prendre en compte les résultats dʼune auto surveillance (adaptation du rythme, nouvelle hygiène de vie, pratique d'activités physiques et de loisir,...)
    • savoir dépister les majorations douloureuses éventuelles en fonction du rythme de vie, du stress, des événements de vie douloureux, et prendre les mesures correctives possibles
    • mettre en œuvre des modifications du mode de vie (équilibre diététique, auto étirement, pratique d'une activité physique régulière,...)  
    • prévenir des majorations de la douleur évitables par le respect des consignes dʼhygiène de vie, de réalisation de technique respiratoire et d'activité physique régulière,...
    • comprendre lʼ intérêt des thérapeutiques associées, psycho-corporelles.
  • Le programme d'ETP participe à lʼamélioration de la santé du patient (physique, mentale et sexuelle) et à lʼamélioration de sa qualité de vie et de celle de ses proches.