Les directives anticipées

Les directives anticipées permettent de formaliser sur un document écrit votre volonté concernant votre fin de vie. Vous pouvez les réviser ou les annuler quand vous le voulez.

Ces directives devront être respectées par l’équipe médicale le moment venu, sauf exceptions prévues par la loi.

Toute personne majeure, même sous tutelle - avec dans ce cas l’autorisation du juge des tutelles ou du conseil de famille - peut en rédiger.

Les mineurs ne peuvent pas rédiger de directives anticipées.

Le document doit être écrit, daté et signé par son auteur identifié par l’indication de son nom, son prénom, sa date et son lieu de naissance.

Si vous êtes en état d’exprimer votre volonté mais pas d’écrire et de signer vous-même le document, vous pouvez demander à deux témoins d’attester que le document est l’expression de votre volonté libre et éclairée.

On parle de fin de vie quand une personne se trouve "en phase avancée ou terminale d’une affection grave et incurable".

La loi impose que la volonté de la personne en fin de vie soit respectée, y compris si elle veut arrêter le traitement qui lui est proposé.

La loi prévoit des dispositifs permettant de connaître la volonté du patient si ce dernier n’est pas en état de s’exprimer. C’est notamment le cas des directives anticipées.

Lorsque la décision est prise d’arrêter les traitements, les soins se poursuivent. La priorité pour l’équipe médicale et soignante est d’apaiser la souffrance de la personne.

La loi interdit de provoquer délibérément la mort, tout comme elle prescrit aux médecins de s’abstenir de poursuivre ou de mettre en oeuvre des traitements considérés comme "déraisonnables".

Les droits du patient s’appliquent quelle que soit sa situation, à l’hôpital ou à la maison.