Septembre turquoise

septembre turquoise

Une ambition collective faire progresser la prévention et la prise en charge du cancer de l’ovaire

À l’occasion de Septembre Turquoise, le CHU Dijon Bourgogne choisit de mettre plus particulièrement en lumière le cancer de l’ovaire, une maladie souvent silencieuse et complexe, qui nécessite des expertises pluridisciplinaires spécifiques et une prise en charge personnalisée et coordonnée.

Parce que mieux prendre en charge les patientes, c’est aussi faire évoluer les pratiques, développer de nouvelles approches et partager les expertises, plusieurs dimensions sont réunies au CHU autour d’un même objectif : repenser la prévention et faire progresser la prise en charge du cancer de l’ovaire, au bénéfice des patientes.

 

1. Prendre en charge : le bon traitement, au bon moment, pour la bonne patiente

La prise en charge du cancer de l’ovaire repose sur des expertises complémentaires et une organisation adaptée à la complexité de la maladie.

Chirurgie, oncologie médicale, radiologie, anatomopathologie, soins de support… les professionnels associent leurs compétences pour construire un parcours personnalisé, en fonction des caractéristiques de la tumeur, et coordonné, au plus près des besoins de chaque patiente.

Cette approche collective permet de croiser les regards, de partager les décisions et d’adapter la stratégie thérapeutique au parcours de chacune.

Une expertise qui s’appuie sur un environnement hospitalier complet

L’expertise ne repose pas uniquement sur les compétences individuelles. Elle s’inscrit dans un environnement hospitalier capable de réunir, au même endroit et au bon moment, les professionnels, les équipements et les ressources nécessaires à la prise en charge des situations les plus complexes.

Au CHU Dijon Bourgogne, les équipes de gynécologie oncologique peuvent ainsi s’appuyer sur un plateau technique de pointe, des services spécialisés et la complémentarité de nombreuses disciplines médicales et chirurgicales. Cette organisation permet de mobiliser rapidement les compétences nécessaires, y compris lorsque la situation d’une patiente nécessite une prise en charge particulièrement complexe ou urgente.

Cette force du collectif se retrouve également dans l’organisation quotidienne des parcours :

« Infirmières de coordination, infirmières en pratique avancée, secrétaires médicales : ces professionnelles sont les chevilles ouvrières qui concourent au bon déroulé de chaque parcours. Elles apportent des réponses réactives et adaptées à chaque patiente, font le lien entre chaque acteur de la prise en charge, nous alertent dès que nécessaire. Par leur écoute, leur disponibilité, leur expertise, elles nous permettent d’avoir une vision globale de chaque situation, en temps réel. Ce sont des maillons clés, traits d’union entre technicité, expertise et humanité. » - Professeure Delphine HUDRY, chirurgienne en gynécologie oncologique

2. Innover : faire progresser les pratiques

Face à une maladie complexe, l’expertise repose aussi sur la capacité à faire évoluer les pratiques.

En chirurgie, les équipes de gynécologie oncologique développent et intègrent de nouvelles techniques. La Professeure Delphine HUDRY témoigne de cette dynamique : « Dans le cancer de l’ovaire, la CHIP est une arme innovante supplémentaire, qui vient en plus de la chirurgie et de la chimiothérapie intraveineuse. Quand elle peut être proposée, elle augmente les chances de survie sans récidive. Au cours de mon parcours, j’ai eu à cœur de me former à cette technique de pointe en pratiquant dans les plus grands centres experts, en France et en Europe. Et aujourd’hui, cette technique novatrice est proposée au CHU de Dijon. »

Cette capacité d’innovation concerne également l’oncologie médicale, où les avancées thérapeutiques ouvrent de nouvelles perspectives. La Docteure Marie CHAIX, oncologue médicale, explique : « Depuis quelques années, les avancées sont majeures, avec un double enjeu : améliorer l’efficacité des traitements, et veiller à préserver la qualité de vie des patientes. On parle de traitements personnalisés parce qu’ils s’ajustent de plus en plus finement aux caractéristiques moléculaires et anatomo-pathologiques propres à chaque tumeur. Les innovations thérapeutiques sont nombreuses et nous mettons tout en œuvre, au CHU de Dijon, pour les rendre accessibles à nos patientes. »

De la chirurgie à l’oncologie médicale, ces expertises différentes et complémentaires participent d’une même dynamique : faire bénéficier les patientes des avancées de la recherche et des nouvelles stratégies thérapeutiques.

3. Prévenir et anticiper : faire évoluer les pratiques avec les connaissances

Faire progresser la prise en charge, c’est aussi mieux comprendre la maladie et anticiper ses évolutions.

Les connaissances scientifiques et médicales permettent aujourd’hui d’affiner les stratégies de prise en charge, mais aussi de prévention, notamment pour les femmes présentant certains facteurs de risques.

« Malheureusement, il n’y a pas de dépistage possible pour le cancer de l’ovaire qui débute bien souvent non pas par l’organe lui-même, mais par la trompe. Parmi les différents axes de prévention sur lesquels portent les études en cours, il y a ce que l’on appelle la fimbriectomie prophylactique. Il s’agit d’une chirurgie mini-invasive, qui consiste à venir retirer les trompes avant même qu’elles ne deviennent cancéreuses. Juste les trompes, pour éviter la ménopause induite », explique la Professeure HUDRY, qui mène des recherches sur le sujet.

Ces évolutions ouvrent de nouvelles perspectives pour mieux anticiper le risque et adapter, lorsque cela est pertinent, les stratégies proposées aux patientes.

Mieux comprendre, mieux prévenir, mieux anticiper : une même ambition au service des patientes.

4. Partager : une expertise qui dépasse les murs du CHU

Une expertise ne prend pleinement son sens que lorsqu’elle peut être partagée.

La prise en charge du cancer de l’ovaire repose sur la coopération entre disciplines et entre professionnels, mais aussi sur les liens construits avec les acteurs de santé du territoire.

À travers des dispositifs comme CAP GYN et les parcours territoriaux, le CHU Dijon Bourgogne contribue à renforcer ces coopérations, à partager les compétences et à favoriser la continuité des parcours.

Cette ouverture permet de faire vivre une expertise collective au-delà de l’établissement et de contribuer, à l’échelle du territoire de l’ex-région Bourgogne et du Sud-Centre-Haute-Marne, à une prise en charge toujours plus coordonnée des patientes, qui conjugue accès à l’innovation et proximité avec leur domicile.

Des expertises complémentaires, des regards croisés, une même ambition

Prendre en charge, innover, prévenir et anticiper, partager : au-delà des expertises et des métiers, c’est une même ambition qui rassemble les équipes du CHU autour des patientes.

Cette dynamique collective est au cœur de la capsule vidéo réalisée par ON HEALTH.